• A fleur de mots

    Le temps se meurt à petit feu
    Pour voir fleurir l’or haineux
    Dans l’espace qui surplombe
    Les étoiles blanches de colombes
    Déchues par la magie
    Cireuse de cette petite bougie.

     

    Pourquoi cette quête vaine
    Vers une inconnue incertaine
    A la fois si proche et si lointaine
    Que même un cœur d’ébène
    Ne pourrait dire « je t’aime » ?

     

    Mais je crois à cette connaissance
    Pourtant connue, jamais acquise,
    Qui me vient droit d’enfance
    Et me guide, telle une balise
    Dans cette mer solitaire
    Où vogue au grés des mots ma colère.

     

    Derrière les feuilles d’automne,
    Sous les ailes des oiseaux,
    Entre les vagues monotones,
    A la frontière des maux
    Je serai là et attendrai
    Ce timide début de mai.


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