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    Le volet ouvert sera clos bien avant l’aube
    Car elle voguera, isolée sur les maux,
    Et marchera loin au bruit des feuilles qui tombent
    Avec pour seule compagnie le soleil dans son dos.
    Puis elle grimpera l’arc-en-ciel vers le plus proche nuage
    Pour chevaucher la roue mystique de tous les Ages,
    Son esprit face au temps impétueux,
    Sa malice dissimulée sous un air mystérieux.
    Il n’y aura plus ni terres ni frontières,
    Uniquement des reflets bleus et or dans le verre
    Ebréché de sa boussole au métal usé,
    Renfermant pourtant un discret trésor de toute beauté.
    Son œil avisé repèrera traces et autres passages
    D’antan bien mieux qu’un pantin désigné,
    Et aucun son ne lui parviendra, sauf l’adage
    Né des ondes destructrices laissées dans son sillage.

     

     


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    Je m’en irai un soir d’été,
    Pas d’automne car les fleurs seraient fanées,
    Pas d’hiver car les lacs seraient gelés,
    Pas de printemps car les bourgeons seraient nés.
    Je m’en irai un soir d’été,
    Sous une chaleur d’une telle intensité
    Que mes larmes s’en trouveraient trop salées,
    Mes yeux trop fermés, mes vêtements apprêtés.
    Je m’en irai un soir d’été,
    Un sourire aux lèvres figé,
    Faisant corps avec la volonté
    D’un dernier voyage, d’une ultime pensée.
    Je m’en irai un soir d’été,
    Car au matin le soleil serait levé,
    Vers midi il atteindrait son apogée,
    Tandis qu’au soir il s’en irait, de bon gré.
    Je l’y accompagnerai donc, ce soir d’été.

     

     


     


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    Et parce qu’un jour je dirai non
    Quand les autres diront oui,
    Et parce qu’un jour je serai lion
    Quand les autres verront souris,
    Et parce qu’un jour je deviendrai constellation
    Quand le crépuscule deviendra nuit,
    Que par l’esprit je ferai front
    Quand du ciel tombera l’oubli,
    Qu’un pas puis deux mèneront
    Quand la fin prendra vie,
    Que je puisse franchir ce pont
    Au-delà de tout déni,
    Parce qu’un jour j’aurai mon nom
    Qui sera comme une légende inscrit.

     


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    Une seule larme vint à l’esprit de l’auteur
    Pour toucher l’unité où seules résidaient les peurs
    Et quand le pan retomba, occultant toutes valeurs,
    Alors la silhouette pris deux opposés en couleur
    Et mélangea à ces yeux bleus une paire de fleurs
    Noires concentrées, rieuses de leurs erreurs.

     


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    Seule une petite coccinelle pourrait allier ses peurs 

    Point par point et cœur à cœur  

    A l’encre rouge et noire rancœur 

    D’un fil si fin qu’aucune erreur 

    N’assombrirait ses milles valeurs 

    Aux réalités multiples et sans couleurs 

    A part l’espoir d’un monde rêveur. 

    Seule une petite étincelle pourrait courir 

    Suffisamment vite pour nourrir  

    La folle lueur d’un timide rire 

    Dans les yeux de l’avenir 

    Et refluer ainsi le temps à venir 

    Vers de prochains souvenirs 

    Là où se perd le plus merveilleux des sourires. 

    Seule une petite hirondelle pourrait oser  

    Pousser la porte des possibilités 

    Et franchir le seuil de l’infinité 

    Portée par ses ailes déployées 

    Illuminant alors milles chemins éclairés 

    Sous les éléments déchaînés 

    D’un penseur né.

     


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